Ces femmes influentes en 2019 - La Fabrique de l'égalitée
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ADELE HAENEL

Tout le monde la connaissait comme une actrice de talent avec deux Césars en poche. Le 3 novembre 2019, on s’inclinait devant ce courage féroce qui l’a poussé à raconter, dans les colonnes de Médiapart, le harcèlement et les attouchements dont elle a été victime à l’âge de 12 ans, pendant trois ans. Avec son seul témoignage, l’actrice de 30 ans relançait le débat sur les violences à caractère sexuelle en France, pointant du doigt celui qui l’a «détruite», selon ses propres mots, et contre qui elle avait alors renoncé à porter plainte, face à la «violence systématique faite aux femmes dans le système judiciaire»

ALEXANDRIA OCASIO-CORTEZ

Plus jeune candidate élue au Congrès américain, elle est l’une des femmes politiques les plus influentes aux Etats-Unis. Profondément démocrate, l’élue de 30 ans qui a grandi dans le Bronx, l’un des quartiers les plus pauvres de New York, fait trembler ses adversaires les plus robustes grâce à un franc-parler devenu sa marque de fabrique. Celle qui a rallié l’équipe de Bernie Sanders dans la course à la Maison Blanche n’a peur de rien ni personne, pas même de Mark Zuckerberg, créateur et patron de Facebook, à qui elle a fait passer un sale quart d’heure au Congrès en l’interrogeant sur la désinformation sur son réseau social. 

GRETA THUNBERG

Militante écologiste suédoise, elle a multiplié les actions pour faire prendre conscience de l’urgence climatique.
Dès août 2018, elle lance les «Fridays for Future», un mouvement international de grève étudiante pour le climat.
En septembre 2019, invitée au sommet sur le climat organisé par l’ONU, l’activiste arrive en bateau et dénonce l’absence d’actes forts de la part des gouvernements : «Comment osez-vous ?», répète-t-elle dans un discours furieux. «Je ne devrais pas être là, je devrais être à l’école, de l’autre côté de l’océan.» De même durant la COP25 de décembre 2019 : «Aucun dirigeant ne se comporte comme s’il y avait une urgence.» Du haut de ses seize ans, sa lutte et son engagement sans faille contre le réchauffement climatique ont fait d’elle la «personnalité de l’année» selon The Times.

ANGELE

Un disque de diamant (plus de 500.000 albums vendus de son premier album «Brol ») et deux Victoires de la musique plus tard et Angèle Van Laeken devenait Angèle, l’une des chanteuses les plus plébiscitées de l’année. Angèle chante, mais pas que. Très engagée, la Belge de 24 ans s’efforce de bousculer les mentalités, jamais sans son arme fatale : l’humour. «Etre féministe, c’est trouver que l’égalité hommes-femmes est une évidence. Dans le monde musical, je sens un sexisme très fort. La femme est toujours ramenée à son physique. Qu’il soit flatteur ou pas, il la définit!», déplore-t-elle dans les colonnes de Télérama.

ESTHER DUFLO

Cette professeure d’économie au Massachussets Institute of Technology (MIT) sait de quoi elle parle. Elle est l’une des économistes les plus respectées de sa génération grâce notamment à ses travaux contre la pauvreté, pour lesquels elle a reçu en 2010 la médaille John Bates Clark. En 2013, elle était choisie par la Maison Blanche pour intégrer le Comité pour le développement mondial, en tant que conseillère de Barack Obama.
La brillante Franco-Américaine devenait en octobre dernier, la plus jeune et la deuxième femme à remporter le prix Nobel d’économie. 

JACINDA ARDERN

À la suite des attentats islamophobes de Christchurch en mars 2019, la première ministre néo-zélandaise a touché l’opinion par son attitude exemplaire, notamment en se rendant voilée sur les lieux du massacre.
Le visage grave, elle est allée à la rencontre des rescapés et de la communauté musulmane, poussant le New York Times à écrire que «l’Amérique a besoin d’un leader comme Jacinda Ardern».
Côté écologie, elle n’est pas en reste puisqu’elle a initié en septembre 2019 l’Accord sur le changement climatique, le commerce international et la durabilité.

JAMEELA JAMIL

Les téléspectateurs ont découvert ses talents d’actrice dans la série américaine «The Good Place», dans laquelle elle interprète l’un des rôles principaux depuis trois ans. Jameela Jamil a pourtant brillé en 2019 avec son mouvement féministe «I Weigh», traduisez «Je Pèse», qui lutte contre les idéaux imposés par la société sur le corps des femmes et ouvre un dialogue plus profond sur l’image de soi.
Une porte-parole «body-positive» suivie par plus de 2.6 millions d’abonnés sur Instagram. 

CHRISTINA KOSH & JESSICA MEIR

Les Américaines ont touché les étoiles en octobre dernier, en effectuant la première sortie 100% féminine dans l’espace. Sept heures et dix-sept minutes pendant lesquelles les deux astronautes de la NASA sont sorties de la Station spatiale internationale (ISS) pour effectuer une réparation sur un équipement électrique. Un évènement unique en 60 ans d’histoire spatiale.
Si Jessica Meir est ainsi devenue la quinzième femme à sortir dans l’espace, Christina Koch, quant à elle, en était déjà à son quatrième «voyage». 
Le 30 décembre 2019, soit 289 jours après avoir quitté la Terre, Christina Koch devenait la femme à avoir passé le plus de temps dans l’espace. 
Christina Koch et Jessica Meir ont été applaudies aussi bien par la communauté scientifique que par le président américain Donald Trump qui avait salué « deux femmes très courageuses ».

#NOUSTOUTES

Depuis le 1er janvier 2019, 149 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Un chiffre communiqué par le collectif #NousToutes, créé en juillet 2018, qui lutte contre les violences faites aux femmes et qui revendique pas moins de 80 bénévoles. Un combat devenu nécessaire, capital. Preuve de son impact, le mouvement, qui compte quelques initiatrices-clé, n’a aucune tête d’affiche, la lumière étant entièrement dédiée aux victimes de féminicides.
Caroline de Haas, l’une des militantes au cœur du mouvement, a expliqué : «Le point de départ de #NousToutes était de faire ressortir la colère de centaines de milliers de femmes, qui, quelles que soient leurs différences ou les inégalités qui les touchent, partagent toutes un point commun, celui d’avoir été victime de violences». 

MEGAN RAPINOE

Championne de la Coupe du monde féminine en juillet, elle a été élue Ballon d’Or France Football début décembre. Hormis ses victoires sportives, elle est aussi célèbre pour son combat contre toutes les formes de discrimination. Ses engagements politiques et sociétaux concernent notamment l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et la lutte contre l’homophobie.

SOPHIE VIGER

Ancienne développeuse indépendante, elle est depuis un an directrice de l’école du numérique 42. Elle a su s’imposer au sein d’une école essentiellement masculine et s’est engagée durant 2019 à féminiser l’univers de l’informatique, au sein duquel «les femmes ne représentent que 16% des salariés (…) en France». Face à ce constat, elle se dit déterminée à encourager les femmes à s’imposer dans le secteur de la tech. L’école 42 – créée par Xavier Niel – affiche d’ailleurs 26% de femmes présentes aux épreuves de février 2019 (contre seulement 15% en 2018).
Son objectif pour l’année prochaine ? Arriver à la parité au sein de l’établissement et devenir la plus grande école de codeuses et codeurs gratuite au monde.

URSULA VON DER LEYEN

Médecin de formation et polyglotte, cette mère de sept enfants – reconnue pour ses talents d’oratrice – est profondément attachée à l’Europe.
Élue en juillet 2019 à la présidence de la Commission européenne par le Parlement européen, elle est la première femme à occuper ce poste. Toutefois, elle fait face à de nombreuses critiques. Jugée trop allemande, l’ex-ministre de la Défense d’Angela Merkel ne ferait confiance qu’à ses deux collaborateurs berlinois.

NASRIN SODOUTEH

Avocate iranienne, militante pour les droits des femmes et spécialiste des droits humains, elle a été condamnée le 11 mars 2019 à dix ans de prison supplémentaires (elle purge déjà depuis juin 2018 une peine de prison de cinq ans pour espionnage) et 148 coups de fouet pour «incitation à la débauche». Récompensée en 2012 par le Prix Sakharov, elle s’est aussi rendue célèbre en défendant plusieurs femmes arrêtées entre décembre 2017 et janvier 2018 pour avoir enlevé leur foulard en public. Prisonnière de la République islamique, son cas a fait l’objet d’une importante mobilisation internationale.

Sources: Madame Figaro & CNews


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